Le restaurant 2.0 est digitalisé, externalisé … et éthique

Lors du talk « nouveaux marchés, nouvelles pratiques » du salon Omnivore, Antoine, notre fondateur, a discuté avec Edwy Rousseau, de Tiptoque, et Victor Habchy, du Guide Ultime. Vers une définition du restaurant 2.0 ?

Quels sont les nouveaux marchés à explorer ? Quelles sont les nouvelles pratiques en restauration ? Sur base de ces deux questions, Antoine, Edwy Rousseau et Victor Habchy ont discuté pendant plus d’une demi heure lors du salon Omnivore. Le restaurant 2.0 est bel et bien né et la crise sanitaire n’a fait qu’accélérer sa mue.

Le restaurant 2.0 adore et déteste le digital

La relation « amour-haine » entre le digital et les restaurateurs est actée. 

Amour, parce que sans le digital, l’attractivité du restaurant est moindre. Comme nous le répétons souvent sur notre blog, le restaurateur a besoin des outils digitaux pour sa communication et son organisation. L’expérience client, pour reprendre les termes de notre livre blanc, c’est avant, pendant et après le moment du repas, et se décline autant en réel qu’en digital. Haine, parce que l’expérience de la dégustation ne peut se faire qu’avec nos cinq sens, et surtout pas s’ils sont troublés par des notifications intempestives. Si le digital s’est incrusté jusqu’à la table le QR code pour découvrir la carte en est le parfait exemple -, le digital est proscrit pour l’expérience gustative.

L’exemple du Guide Ultime

Victor Habchy a créé « Le Guide Ultime« , un compte sur les réseaux sociaux vantant les bonnes adresses méconnues de Paris. Le guide est surtout axé sur la street food et la nourriture urbaine, pour un public d’ados ou de jeunes actifs connectés à Instagram et TikTok. 

Entre vidéos alléchantes et bons plans partagés, « Le Guide Ultime » s’est taillé une réputation grandissante, projetant Victor dans un statut d’influenceur. Et qui dit influence dit suiveurs : les bonnes adresses prônées par Victor voient leur chiffre d’affaires monter en flèche. La curiosité, la nouveauté, l’envie … 

Ces contenus « food porn » ont un impact direct sur les restaurants. Si bien que les restaurateurs cherchent à mettre en avant leur restaurant par le biais de ces influenceurs, découvrant une autre économie, une autre forme de publicité. Le marketing digital – et surtout celui d’influence – fait partie de cette nouvelle donne du restaurant 2.0. Les guides culinaires et les critiques gastronomiques ne sont plus réservés à une élite inaccessible : tout un chacun peut proposer son guide, sa critique.

Le restaurant 2.0 se tourne vers l’extérieur

Désormais, il n’est plus utile d’aller au restaurant pour manger comme au restaurant. On se souvient pourtant que le souhait des clients, post confinement, était de retourner au restaurant pour retrouver un service, une chaleur humaine.Mais aujourd’hui, on peut faire venir le restaurant à sa porte. Plats à emporter, click and collect, rien de neuf sous le soleil … Sauf que la gamme a changé. Ce n’est plus votre petit bistro ou votre street food préférée qui vient jusqu’à votre palier. Les gastronomiques renommés se mettent aussi à l’emporter ou à la livraison, pour vous faire vivre l’expérience directement depuis votre salle à manger.

L’exemple de TipToque

Edwy Rousseau est à la tête de TipToque, une entreprise qui fait de la livraison de restauration gastronomiques chez les particuliers. Sa principale préoccupation est de recréer l’expérience gastro à la maison, abattant ainsi certains codes. 

Ça oblige les chefs à travailler autrement la nourriture, et à la conditionner de manière différente, pour que la livraison n’entache en rien la qualité du produit. La démarche va d’ailleurs jusqu’au bout des choses, proposant des emballages en carton,  biodégradables. Il n’est pourtant pas question de transformer chaque gastro en dark kitchen. Les chefs définissent de manière raisonnable le nombre de plats qu’ils peuvent mettre à disposition de l’emporter ou de la livraison.

Le restaurant 2.0 est résolument éthique

Selon Antoine, la dynamique actuelle est de sensibiliser le client au « mieux consommer ». Si le client joue son rôle, en explorant certains systèmes parallèles et en inventant, grâce au digital, de nouvelles manières de consommer, le restaurateur a aussi son rôle à jouer

« On ne peut pas continuer à faire le métier de restaurateur si on ne se pose pas une question globale », ajoute Antoine. Il faut permettre aux propriétaires de restaurants de faire ressentir les valeurs qu’il défend auprès de ses clients. 

Le restaurant 2.0 se tourne vers le futur, conscient de la marque qu’il va laisser sur son éco-système. Les valeurs humaines, le local, la responsabilité, l’éthique sont les points cardinaux de ces nouvelles pratiques. 

La responsabilité, chez Guestonline, c’est d’adapter le modèle de la réservation en ligne en une Réservation Responsable. En clair ? À chaque réservation effectuée en ligne, un pourcentage est directement reversé aux associations de la Réservation Responsable, qui œuvrent dans l’éducation par l’alimentation. 

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