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Food Tech, Good Tech, vraiment good pour la restauration ?

 dans la catégorie Actualités

Ces dernières années, les jeunes pousses de la Food Tech se placent comme une réponse aux enjeux de la restauration. Mais toute Food Tech est-elle une Good Tech pour notre filière. Réflexions.

Non, la Food Tech n’est pas la panacée. Même quand elle se dit Tech for Good. Certes, la technologie offre une réelle opportunité pour les professionnels de la restauration, en termes de développement, de marketing, de chaîne de valeurs même. Pour autant, nous semble-t-il, qu’on y mette du sens et de la responsabilité. Que la Food ou la Good tech réponde aussi aux objectifs de développement durable. Autrement dit, posons-nous la question : la Good Tech dans le domaine de la restauration est-elle toujours good, pour la restauration et, le cas échéant, pour qui ? Et comment ?

Qu’est-ce que la Good Tech ?

Pour faire simple, la Good Tech, encore appelée la « Tech for Good », est un ensemble de concepts qui associent technologie et mieux vivre, avec l’assurance d’un impact direct sur l’individu et la société. En résumé, on pourrait dire que la Good tech voit en la technologie l’instrument du bien commun, demain. Ce n’est donc pas la technologie au service du profit seulement.

La Good Tech concerne tous les domaines. Tant les enjeux environnementaux et sociétaux sont nombreux. C’est sans doute pour cela que c’est un état d’esprit qui habite aussi, de plus en plus, les acteurs du secteur de la restauration. 

La Good Tech dans la restauration = Food Tech ?

La Good Tech promet aux entreprises d’innover, d’améliorer les services et les produits, de booster la prospérité, d’augmenter l’expérience client, etc. C’est aussi la définition de la Food Tech, d’après le FoodDigitalLab :

La FoodTech est un écosystème qui réunit entreprises et startups de l’industrie agro-alimentaire (de la production à la distribution) qui innovent sur les produits, la distribution, le marché ou le modèle économique.

Attention ! Ne confondons donc pas Food Tech et Tech Good Food, où la technologie — lisez la robotisation — remplacerait soi-disant la façon pour contrer la junk food au prétexte de permettre un choix de meilleurs ingrédients, un temps de service ultra-rapide et une ultra-personnalisation.

La Good Food Tech, vraiment good ?

Certes, les restaurants qui misent sur les outils de la Food Tech veulent mieux produire, mieux distribuer, mieux répondre aux attentes de leurs clients… Mais les plus vigilants craignent aussi que la technologie ne soit qu’au service de l’activité humaine, et au détriment de la biodiversité, de  déshumaniser la relation client, précisément. Or ce n’est pas le cas. 

Par contre, c’est un impératif en effet, selon nous : la technologie doit être bénéfique au restaurateur, au client et à l’écosystème. Cela veut dire qu’elle doit aussi prendre en compte la chute de la biodiversité, les pollutions, le réchauffement climatique, la déforestation, la raréfaction des ressources naturelles — eau, énergie et matières …

Reformulons : si la Food Tech promet fidélisation, expérience clients, optimisation des coûts, innovation des services et produits, cette Good Tech doit nécessairement être aussi une low tech — viser un moindre impact sur l’environnement et aider à la transformation digitale d’une filière visionnaire mais aussi responsable, durable.

Tech for Good + Low Tech = good

L’innovation technologique peut fournir des réponses aux enjeux du secteur de la restauration. Mais elle ne peut supplanter les défis profondément humains. Contre la High Tech ou innovation technologique de rupture et à tout prix, une autre approche, plus frugale, s’attache à exploiter des ressources renouvelables et à miser sur les liens sociaux. Comme nous avons voulu le faire avec notre opération En place. C’est cette low tech qui nous semble être la voie la plus douce et la plus raisonnée pour paver l’innovation de notre filière. 

Même nous, éditeurs d’une solution logicielle, nous ne misons pas tout, aveuglément, sur la technique. Nous savons que la technique n’est jamais neutre. Et nous réfléchissons toujours, dans notre démarche globale, à tendre vers une approche basse technologie. Parce que nous savons que notre écologie est de plus en plus contrainte.

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